Charte : Accompagner avec éthique


Charte des professionnels du développement personnel   -  SUITE


3) Égalité

Nous posons que les êtres que nous accompagnons s’inscrivent dans un rapport d’égalité avec nous-mêmes. Nous partons de l’a priori que nous “ne savons pas à la place de la personne”. Une interaction enrichissante se manifeste entre notre expérience et ce dont la personne nous rend témoin dans sa façon d’expérimenter et de découvrir les ressources déposées en elle par la vie. Chacun peut alors apprendre de chacun.

4) Bienveillance et Liberté

Notre pratique s’appuie sur une approche bienveillante faite d’écoute, de compassion, de conseils ou de soins, dans le respect majeur de la liberté de la conscience et des sentiments de la personne. Le respect de cette liberté implique que nos propositions ou explications s’adaptent à chaque bénéficiaire de façon à être assimilées et intégrées par eux.

Nos pratiques (quelles qu’elles soient) nécessitent, pour être mises en œuvre, un accord dialogué et accepté. Les temps de maturation des étapes de développement doivent être respectés.

5) L’accompagnant est en recherche constante

Nous veillons à garder active et vivante la dynamique nécessaire à l’accomplissement de cette tâche, par tous les moyens de travail sur nous-mêmes, de supervision, de formation, d’ouverture aux autres et au monde correspondant aux nécessités de notre parcours.

6) Autorité du professionnel de l’accompagnement

Notre démarche se différencie de l’attitude “médicale” impliquant un diagnostic, un pronostic, un traitement prescrit par un "spécialiste" à un “patient". Elle s’inscrit dans un domaine où la conscience est en constante relation avec un “inconscient” (non limitatif dans sa définition).

Les praticiens s’engagent à la prise en compte essentielle de cette difficulté/richesse de l’individualité humaine.

En fonction de quoi… l’accompagnant s’applique à n’exercer en aucune façon de pression physique, biologique, psychique, morale ou spirituelle, induisant une limitation de la volonté propre des bénéficiaires. Par extension, il incite ses usagers à la vigilance face à des mouvements, groupes ou individus qui ne respecteraient pas cette éthique.

7) Secret professionnel

Nous sommes tenus, dans le cadre du strict respect de la loi, au secret professionnel. Nous nous engageons à ne "parler" en aucun cas de nos bénéficiaires à quiconque, sauf dans le cadre d’une supervision, elle-même tenue au secret professionnel.

8) Pudeur, mœurs

Nous posons comme proscrits et considérés comme des passages à l’acte non justifiables par de prétendus "mobiles thérapeutiques", les manœuvres de séduction affective ou sexuelle, les attouchements, la relation sexuelle elle-même dans le cadre de la relation d’accompagnement.

Dans tous ces cas, ces attitudes entraineraient une rupture immédiate du contrat qui lie les protagonistes et rend caduque la relation d’accompagnement ou de soins. Et, dans le cas où une relation d’ordre personnel, privé, s’instaure entre l’accompagnant et l’accompagné, elle ne peut avoir lieu que hors contrat, hors du cadre professionnel et d’une rémunération.

9) Implication émotionnelle

Notre implication émotionnelle existe naturellement, mais elle se veut toujours au service d’une meilleure connaissance de nous-mêmes et de l’aide à apporter objectivement, sans être orientée de façon captatrice vers notre intérêt affectif ou pécuniaire. Cette attitude exige la vigilance du praticien sur lui-même à se garder de ses propres projections, attentes, désirs de puissance et par là, lorsque nécessaire, à accepter une supervision confraternelle.

Le praticien se garde en particulier, de toute attitude à prolonger la relation d’accompagnement ou de soin à son profit. Ceci implique une bonne connaissance pratique et vécue du jeu des transferts et contre-transferts. Ces termes étant pris dans leur sens large et nouveau qui veut que toute relation humaine quelle qu’elle soit, comporte une dimension transférentielle.

10) Rémunération

Nos tarifs sont clairement affichés au départ avec des règles précises qui respectent les intérêts de chacun. Ils sont définis en fonction d’un principe qui accorde la priorité à l’intérêt culturel de l’activité sur les aspects de marchandisation.

11) Déontologie

Les signataires de cette charte reconnaissent par expérience qu’aucun diplôme seul, aussi brillant soit-il, sans pratique expérientielle spécifique, ne suffit à conférer à quiconque la qualité de professionnel de l’accompagnement et du mieux-être.

L’absence de diplôme universitaire n’est pas un argument suffisant pour disqualifier un praticien. Il est possible de s’appuyer sur cette charte pour répartir les responsabilités.

12) Juridiction

La Justice, française ou européenne, sert d’arbitrage éventuel en cas de litige entre un signataire et une personne bénéficiaire de son aide. 

 

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